On se plaint, toujours. C’est un fait. Que l’on soit Parisien, Français, homme ou femme, on se plaint ! Mais quand on voit ce qui existe, il peut etre bon de se réjouir de ce que l’on a.
Rappelons que, sans vouloir alimenter la polémique sur l’importance de la taille du pénis et la hantise qu’ont les hommes sur le sujet, l’amour est surement aveugle, mais rarement manchot.
Au delà du débat existant et prédominant dans bon nombre de conversations sur l’importance de la taille du pénis, et au delà de la part médicale du problème, je veux surtout souligner l’effet bête de foire de ce show, qui présente ces hommes comme des elephantman sexuel. Ironisant une situation qui pour bon nombre de mecs atteints est vécue comme un véritable calvaire existentiel.
Aujourd’hui le porno est partout. De la publicité aux cours d’écoles, chaque jour on voit et entend sa dose de fesses/bites/chattes … Pas toujours très intéressant, ni éducatif, et de moins en moins subversif. En un mot : banal.
Dans ce climat tiède, la Suède nous donne une nouvelle leçon de style.
En partie financé par le très sérieux Institut du film suédois, Dirtydiaries dérange autant qu’il intrigue. Filmdocu artistique distribué dans les salles de cinéma tout public, il met en avant une vision féminine de la sexualité à travers douze courts-métrage, tous réalisés par des femmes. Mia Engberg, instigatrice du projet exprime clairement sa vision dans un manifesto (10 points qu’elle explique sur le site http://www.dirtydiaries.se/) prônant la liberté sexuelle et le changement de vision dans une société qu’elle qualifie de machiste. Le but de sa démarche est simple : montrer la sexualité des femmes de façon naturelle et ainsi sortir les films classés X de leur schéma archaïque.
A entendre les rires gênés des spectateurs dans la salle obscure cet après-midi là, on comprend malheureusement qu’il y a encore du chemin à faire et on ne peut qu’encourager ce type d’ovni cinématographique qui élève le débat et fait mouiller les culottes.
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