Aujourd’hui le porno est partout. De la publicité aux cours d’écoles, chaque jour on voit et entend sa dose de fesses/bites/chattes … Pas toujours très intéressant, ni éducatif, et de moins en moins subversif. En un mot : banal.
Dans ce climat tiède, la Suède nous donne une nouvelle leçon de style.
En partie financé par le très sérieux Institut du film suédois, Dirtydiaries dérange autant qu’il intrigue. Filmdocu artistique distribué dans les salles de cinéma tout public, il met en avant une vision féminine de la sexualité à travers douze courts-métrage, tous réalisés par des femmes. Mia Engberg, instigatrice du projet exprime clairement sa vision dans un manifesto (10 points qu’elle explique sur le site http://www.dirtydiaries.se/) prônant la liberté sexuelle et le changement de vision dans une société qu’elle qualifie de machiste. Le but de sa démarche est simple : montrer la sexualité des femmes de façon naturelle et ainsi sortir les films classés X de leur schéma archaïque.
A entendre les rires gênés des spectateurs dans la salle obscure cet après-midi là, on comprend malheureusement qu’il y a encore du chemin à faire et on ne peut qu’encourager ce type d’ovni cinématographique qui élève le débat et fait mouiller les culottes.
1e fantasme, 1e expérience homosexuelle, 1e orgasme, 1e coup d’un soir, 1e sex toy… On a toutes eu plusieurs 1ères fois. Sous la couverture rouge, Sybilline signe dix scenarios, tout droit sortis de son imagination, Alfred, Capucine, Vince et d’autres grands noms de la bande dessinée leurs donnent vie. Des bulles sensuelles, charnelles, coquines, brutales ou tendres… La main qui tourne les pages devient moite et fébrile, l’esprit s’égare et le rose vous monte aux joues. Ici, un petit avant-gout pour yeux avertis.
Vagina Style presents… une jeune femme légèrement vêtue, mais fort bien roulée, qui lave ses strings dans une cuvette et qui nous explique en français dans le texte qu’elle se masturbe depuis 1986. Elle ajoute avec un petit sourire penaud que son père l’a déjà surprise en pleine masturbation et poursuit, en empruntant des poses aguicheuses, qu’au début elle souhaitait « tartiner » ses sécrétions vaginales (Votzenschleim en allemand, tentez de prononcer, juste pour rire) sur la scène hip-hop allemande.
Un papier bien épais fera l’affaire ainsi qu’une simple paire de ciseaux, peut-etre quelques push-pins / à l’efficacité toute exotique / et voici un kit avec lequel le concept d’open-space peut prendre tout son sens.
Gloire aux Fournitures-de-Bureau. Longue vie aux Imprimantes-du-bout-du-couloir.
« Qu’est-ce qu’ils peuvent bien se raconter ? Rien qu’à leur façon de marcher on peut le deviner… ils ont baisé toute la journée ! » – Ligne2, station Jaurès, sur le quai d’en face, le 15 septembre 2009, 20h20
on m’a dit qu’il paraitrait que le long est pas mal.. je vais me faire griller en excès de conditionnalisme, oui, mais ce qui est certain c’est que sur ce coup là, ils ont tout compris.
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