Le réalisateur Jean-Michel Carré donne la parole aux prostitués volontaires dans un documentaire anti-préjugés : « Les Travailleuses du sexe ». En salles le 3 février.
Depuis la loi Sarkozy de 2003, qui institue le délit de « racolage passif », certaines femmes et hommes revendiquent à nouveau haut et fort la volonté de pouvoir louer librement leur corps et leurs pratiques sexuelles et réclament que leur métier soit considéré comme aussi respectable qu’un autre, avec ses droits et ses devoirs.
Pour son sixième documentaire sur la prostitution, Jean-Michel Carré est allé à la rencontre de ces personnes, avec l’ambition évidente de modifier le regard du quidam sur le plus vieux métier du monde. La sexualité et son contrôle par le pouvoir sont au cœur de ce documentaire qui s’interroge sur la stigmatisation des pratiques liées à la prostitution.
Plus de 2000 ans (oui on ne sais pas trop mon frangin a un côté coquette, midinette, il ne veux pas dire son âge. Une acceptation de sa part féminine?) que j’entends cette rengaine. Y en a marre!!! Alors cette année, j’ai décidé de pousser ma gueulante. C’est pas seulement parce que l’Histoire n’a retenu que le miracle masculin de cette naissance divine (enfin bon, depuis maman m’a fait quelques confidences: en fait elle avait joué au docteur avec papa dans l’étable, mais ça lui faisait tellement mal, qu’elle a dit stop. Donc bon c’est peut-être possible qu’en fait, il y ait eu pénétration, mais elle en est pas sûre alors ça restera un mystère…), mais c’est surtout que cela fait plus de deux millénaires que j’entends dire que Jésus était un type bien, sage, plein de bonnes intentions, et patati et patata… Mais tout ça c’est ce qu’il a voulu nous faire croire, aidé par nos trois parrains, sa bande de 12 potes et des milliards de dévots.
Je ne voudrais pas démystifier le personnage, mais il faut bien à un moment donné rétablir quelques vérités. Et qui mieux que sa sœur jumelle noire (je ne parle pas ici que de ma couleur de peau, mais il paraîtrait que mon âme n’est que noirceur) pour le faire.
Imposture n° 1: tous les ans à minuit, dans les églises du monde entier (au passage je trouve qu’il a beaucoup trop de maisons. Au moment du partage de l’héritage, c’est encore la fille qui a été bernée), les prêtres parlent de lui comme du « Prince de la paix ». Prince de la paix? C’est bien une invention d’Isaïe ça. Je voudrais bien savoir qu’est ce que ce petit morveux à fait pour la paix. A-t-il mis fin aux guerres? Non. D’ailleurs c’est bien à cause de lui qu’au Moyen Age des démens armés jusqu’aux dents sont allés foutre le bordel de l’autre côté de la Méditerranée au prétexte de ramener dans le droit chemin les Infidèles (C’est bien connu que le meilleur moyen pour te faire des potes c’est de tuer leurs pères, éventrer leurs frères et violer leurs femmes. Il faut dire que les potes du frangin n’ont jamais été très malins).
Autre exemple: la marotte du Premier ministre actuel de la Chrétinté, mon ami Ben. Il s’est dit que c’était pas assez le bordel à cause, grâce (à vous de choisir) des religieux et il en a remis une couche avec son idée lumineuse de béatifier son cher arrière grand-père. Et hop c’est reparti pour un tour: grâce à lui (et là je maintiens le grâce), les médias du monde entier ne se focalisent plus que sur une seule question : Pie XII est-il oui ou non un saint? Mise à part qu’on s’en fout, je voudrais vous laisser méditer cette maxime: chacun voit son saint à sa porte.
Imposture n°2: « Jésus était un homme bon ». Là encore, ça dépends de quel point de vue on se place. Prenons, au hasard, Marie-Madeleine. La pauvre, elle est tombée raide dingue de lui. Elle le suivait partout, comme une petite chie… (et oui on a beau vouloir changer, il paraît que quand on a été prostituée, on a du mal à se refaire une virginité). Et lui, non content, d’en profiter (il aimait les saints mais surtout les seins), il la prêtait à ses potes. En même temps faut pas être très futée pour partir seule en road-trip avec 12 gaillards en mal d’amour.
Imposture n°3: Jésus était saint d’esprit (il est tout de même persuadé d’être le fils de Dieu. Il y en a qu’on interne pour moins que ça) et de corps. Et là je m’inscris en faux. Depuis qu’il sait parler, son grand jeu c’est de multiplier les petits pains et transformer l’eau en vin. Grâce à lui, dans la famille, on est tous devenu obèse et alcoolique. Merci frangin!!
Alors pour finir mon frère chéri, je voudrais te souhaiter un joyeux anniversaire et mon unique voeu sera que ta mémoire se perpétue intacte, car, en bonne hérétique que je suis, cela fait plus de 2 000 ans que je me fends bien la poire et tout ça grâce à toi!!!!
Une société sans homme est-elle vivable? Voir plus vivable? Oui et plutôt deux fois qu’une répond James Canon, dans son premier roman « Le village des veuves intrépides ».
15 novembre 1992. Un village, comme tant d’autres, perdu au fin fond de la Colombie. Les guérilleros arrivent et embarquent de force tous les hommes. Que vont devenir la femme du brigadier, la femme du barbier, la femme du maire et la mère de l’instituteur?
D’épouses soumises, de mères dociles, de jeunes vierges frustrées ou de putains désormais au chômage…, elles se prennent en main et se transforment en leader politique de choc, instigatrices d’un nouvel ordre social, au féminin.
La nourriture? Pas de problème grâce à la vache Pérestroïka.
La survie physique du village? Le padre Raphael, seul rescapé de la gente masculine, se pose en sauveur et n’hésite pas à se lancer dans une croisade de reproduction sacrificielle, baisant allègrement au nom du Seigneur.
Et après le manque d’hommes, après le manque de géniteur, peut enfin venir l’amour. De toute la Colombie déchirée par la guerre, Mariquita devient le seul village pacifique et ce par l’invention exclusivement féminine d’une nouvelle société.
A travers un roman baroque, dans la veine du réalisme fantastique de Garcia Marquez et Vargas Llorca, James Canon oppose à la cruelle réalité de la Colombie (les incessants combats que mènent les guérilleros communistes, l’armée colombienne et les milices d’extrême droite) à la plus réjouissante des utopies féministes.
James Canon, Le village des veuves intrépides, Belfond, 2008.
1e fantasme, 1e expérience homosexuelle, 1e orgasme, 1e coup d’un soir, 1e sex toy… On a toutes eu plusieurs 1ères fois. Sous la couverture rouge, Sybilline signe dix scenarios, tout droit sortis de son imagination, Alfred, Capucine, Vince et d’autres grands noms de la bande dessinée leurs donnent vie. Des bulles sensuelles, charnelles, coquines, brutales ou tendres… La main qui tourne les pages devient moite et fébrile, l’esprit s’égare et le rose vous monte aux joues. Ici, un petit avant-gout pour yeux avertis.
Vagina Style presents… une jeune femme légèrement vêtue, mais fort bien roulée, qui lave ses strings dans une cuvette et qui nous explique en français dans le texte qu’elle se masturbe depuis 1986. Elle ajoute avec un petit sourire penaud que son père l’a déjà surprise en pleine masturbation et poursuit, en empruntant des poses aguicheuses, qu’au début elle souhaitait « tartiner » ses sécrétions vaginales (Votzenschleim en allemand, tentez de prononcer, juste pour rire) sur la scène hip-hop allemande.
« Jeune fille, 12 ans, 13 tout au plus. Un regard triste et fort à la fois. Un regard de ceux que peuvent avoir mes copines, celles qui en ont vu dans la vie. Sûre d’elle, méfiante, solide et perdue d’être si jeune. Elle va en baver dans la vie, mais sera de celles qui en sortent grandies. » – Bus 301, Arrêt La fontaine, Le 23 mai 2009, 20h13
« Elle hésite entre rire et pleurer. Ca l’énerve. Quoi? Je ne sais pas. Sûrement une phrase qu’on lui a dit aujourd’hui. Finalement blasée, peut être même à la limite de craquer, elle ferme les yeux, c’est sûrement mieux. » – Ligne 8, station Faidherbe-Chaligny, le 11 juin 2009, 16h27
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