jeux de mains
, le 3 mai 2010fesse, finger, game, liberté
libres et egaux, en doigts

« Ça choque personne le keffiyeh rose, le bonnet rose et l’manteau blond? Ça choque personne, la veste noire, la casquette Sox et l’pantalon? Ca choque personne, c’est ça Paris, c’est ça qu’est bon! » – Ligne 1, station Bastille, le 18 décembre 2009, 14h37
Echarpe jaune et bonnet vert, veste grise en peau de panthère. Une catherinette qui a passé l’âge, mais moi j’aime bien cette femme pas trop sage. – Ligne 1, Station Reuilly-Diderot, le 08 décembre 2009, 14h32
« Je ne sais pas dans quelle état d’esprit je dois recevoir ce prix. Lorsque je repense à tous ces gens que j’ai rencontré pendant mes enquêtes, quand je leur demande ce qu’ils font aujourd’hui, et qu’ils me répondent qu’ils regardent les photos de ceux qui sont morts et qu’ils les envient… J’aurais préféré ne pas recevoir ce prix et ne jamais avoir entendu de telles paroles… »
Amira Haas, née à Jérusalem, fait partie de ces « nouveaux historiens israéliens », de ceux qui reconnaissent que les Palestiniens ne sont pas « les seuls terroristes ». Amira a reçu, ce mercredi 2 décembre, le 18e Prix du Journaliste par Reporter Sans Frontière pour la qualité de son travail pour le quotidien israélien Ha’aretz et sa couverture de l’opération militaire israélienne « Plomb durci » dans la bande de Gaza, du 27 décembre au 18 janvier 2009.

« On n’est pas contre les hommes, pas plus qu’on serait pour n’importe quelle femme… »
Et il y a au contraire de nombreux hommes dont l’action mérite d’être soulignée. Surtout lorsqu’ils sont assassinés parce qu’ils sont engagés…
Je voudrais ici rendre hommage à Christian Poveda, photographe et réalisateur français, lâchement exécuté d’une balle dans la tête à San Salvador, le 2 Septembre 2009, alors que son film « La Vida Loca » sortait tout juste sur les écrans. Acteur fortement engagé dans la réalité sociale brutale de ce pays d’Amérique centrale, son film est une plongée dans la vie des « maras », ces gangs connus pour leurs tatouages spectaculaires, leurs liens de solidarité et surtout l’extrême violence de leurs courtes vies.
Ce film nous livre des images extraordinaires de la réalité culturelle et sociale des « Maras », mais aussi la personnalité d’un journaliste qui avait su gagner leur confiance au point d’introduire sa caméra au cœur de la vie de ces hommes et de ces femmes qui savent, tous, que la mort par balles est leur plus sûr destin…
Encore visible dans quelques salles, dépêchez vous!
Le journalisme peut provoquer une morte violente, aussi.
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